Adolescents

“Comme le mugissement de la mer précède de loin la tempête, cette orageuse révolution s’annonce par le murmure des passions naissantes ; une fermentation sourde avertit de l’approche du danger. Un changement dans l’humeur, des emportements fréquents, une continuelle agitation d’esprit, rendent l’enfant presque indisciplinable. Il devient sourd à la voix qui le rendait docile ; c’est un lion dans sa fièvre ; il méconnaît son guide, il ne veut plus être gouverné.” Jean-Jacques ROUSSEAU

Pourquoi consulter ?

L’adolescence est une période de transition entre l’enfance et l’âge adulte et s’accompagne de nombreux remaniements physiques et psychologiques pouvant être mal vécus par cet adulte en devenir. En effet,  l’adolescent « subit » des modifications corporelles et hormonales ainsi que des pressions sociales et  scolaires, entraînant généralement une souffrance physique et/ou psychique, une dégradation de l’image de soi, une transgression des règles, des conduites à risque ou des passages à l’acte.

Ces difficultés rencontrées par l’adolescent sont signes de souffrance et peuvent être des motifs de consultations :

  • repli sur soi, isolement
  • manque de confiance en soi, d’estime de soi
  • troubles du sommeil
  • troubles de l’alimentation (anorexie, boulimie)
  • addictions : alcool, drogue, jeux vidéos
  • idées noires, tentatives de suicides
  • relations familiales conflictuelles
  • difficultés relationnelles (amis, professeurs, …)
  • agressivité

Au même titre que pour les enfants, il est important de communiquer avec votre adolescent sur votre inquiétude et votre décision de prendre rendez-vous avec un psychologue. L’adolescent, toujours dans sa problématique d’image de soi fragilisée,  peut être réticent sur le fait de rencontrer un psychologue. Je ne vous conseille pas de le forcer, mais de l’informer qu’un premier entretien n’engage à rien et qu’il pourra décider par la suite s’il souhaite poursuivre ou non,  avec le même professionnel ou un autre s’il ne se sent pas à l’aise. Vous pouvez également lui repréciser qu’un psychologue est quelqu’un de neutre, qui ne le jugera pas et qui est tenu au secret professionnel même vis-à-vis de ses parents. S’il ne souhaite pas vous suivre dans cette démarche, je peux vous recevoir seuls dans le cadre d’un soutien à la parentalité.

Comment se déroule la première rencontre avec un adolescent ?

En fonction de la demande, je reçois l’adolescent seul ou accompagné de ses parents. Ce premier entretien permet de faire connaissance avec l’histoire de l’adolescent, de comprendre son ressenti et celui de ses parents.  Si l’adolescent l’accepte, je termine le premier entretien en tête à tête avec lui dans le but de lui exposer mon analyse de la situation et de lui proposer des axes de travail pour la suite. A ce moment-là, j’estimerais s’il est nécessaire qu’il poursuive une thérapie et il exprimera s’il se sent à l’aise ou non. Je pourrais éventuellement l’orienter vers un confrère ou une consoeur, en fonction de ses attentes et de sa problématique. Si nous sommes amenés à nous revoir, l’adolescent peut venir seul. Je reste à l’écoute des inquiétudes ou questionnements de ses parents, à condition que ces questionnements soient également exprimés à l’adolescent afin de préserver la confiance et de favoriser la communication.

Si un adolescent mineur souhaite prendre rendez vous  mais qu’il n’ose pas en parler à ses parents ou qu’il a des questions sur d’autres sujets, il peut me contacter par téléphone (appel ou sms) ou via le formulaire de contact.

Quels outils ?

La thérapie avec un adolescent n’est pas vraiment différente de celle avec un enfant. Les entretiens ne ressemblent ni à un interrogatoire, ni à un monologue. J’opte toujours pour de la médiation ludique et positive, en lien avec son âge, ses envies, ses besoins et sa problématique. Pour faciliter la parole et mettre à l’aise l’adolescent, je propose souvent des jeux de société ou du photolangage (parler de soi à partir de photos, dessins). Ces médiateurs permettent l’élaboration et la symbolisation, la mise à distance des affects pour ainsi parvenir à mettre des mots sur la souffrance, lorsqu’il est difficile de se livrer. Dans d’autres cas, avec certains adolescents ou jeunes adultes, les médiateurs ne sont pas nécessaires, l’échange suffisant à libérer la parole.